Les défis d’Agnès Pannier-Runacher, capitaine de la reconquête industrielle – Industrie

Agnès-Pannier Runacher, nouvelle Madame Industrie du gouvernement, ouvrira les Assises de l’industrie organisés par L’Usine Nouvelle le jeudi 7 novembre. Voici quelques-uns de ses chantiers

Depuis le début du quinquennat, dans les couloirs du ministère des Finances, l’industrie se jouait plutôt « moderato cantabile ». Certes, un conseiller y était dédié, certes, Bruno Le Maire et sa discrète secrétaire d’État Delphine Gény-Stephann se rendaient régulièrement sur des sites, certes, en mai dernier, le Conseil national de l’industrie avait été rénové… mais on n’entendait plus beaucoup parler de politique industrielle. Le principal message consistait à vanter une réforme fiscale censée muscler miraculeusement les fonds propres des entreprises. Quant au fameux fonds pour l’innovation de 10 milliards d’euros (250 millions d’euros de dividendes à investir par an), le ministère était plutôt accaparé par la possibilité de l’alimenter par des cessions de participations que par son usage.

L’industrie « du futur »… maintenant

L’urgence, c’est aussi le basculement vers l’industrie du futur. Une appellation qui ne convainc pas totalement la secrétaire d’Etat. « J’ai très peur de ce terme d’industrie du futur. Car c’est maintenant qu’elle doit se mettre en place, pas dans dix ans », précise la secrétaire d’Etat. « L’intelligence artificielle, le machine to machine, l’impression 3D, ce ne sont pas des concepts pour impressionner dans des colloques, ce doit être aujourd’hui, dans nos usines, en France. »

Changer le regard sur l’industrie

Le regard sur l’industrie doit également changer. « L’industrie s’est extraordinairement modernisée ces dernières années, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, mais nos compatriotes n’en sont pas complètement conscients. Il est urgent d’en finir avec l’image d’une industrie qu’on conjuguerait au passé, cette industrie des usines qui polluent, dont les salariés seraient usés bien avant la retraite, cette industrie qui ne s’inscrirait pas dans les technologies du futur. Il est temps de parler de notre excellence à la française ».

Des événements grand public comme l’exposition « L’Usine extraordinaire« , fin 2018 au Grand palais, ou la future exposition « L’Industrie vue du ciel » organisée en 2020 par L’Usine Nouvelle, doivent y contribuer.

Source : Les défis d’Agnès Pannier-Runacher, capitaine de la reconquête industrielle – Industrie

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